CONFERENCES
Michel Boucquillon est actif dans de nombreuses associations d’Architecture
et de Design dont l’ADI à Milan. Il est également présent dans de nombreux jury
d’Université et au sein d’associations.
| 2005 |
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CP Hart / London
Pour Strip collection Design Plus Award
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| 2004 |
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From the architecture of the European Parliament to the
design of furnishings with Corian®. Exibition presented with the support of
"Region de Bruxelles-capitale" |
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| 2001 |
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Conférence en compagnie de Maarten Van Severen et Vincent van
Duysen pour représenter la Belgique à l’Université de Montréal - Canada - dans
le cadre des conférences FERDIE sur le design international |
ARCHITECTURE - La Philosophie
« L’Architecture, ou l’art de confiner l’espace » M.B.
1988
L’homme et l’animal ont en commun la nécessité de créer des repères
dans l’espace: les lieux. Ceci pour mieux dominer, se rassurer ou se
protéger. Si l’animal se suffit de quelques signes primaires, l’homme,
pour répondre à toute sa complexité personnelle et sa diversité
culturelle, a recréé une multitude de lieux pour répondre à ses
exigences toujours plus vastes.
Le rôle premier de Architecte est de mettre ses connaissances à
disposition afin de recréer ces lieux, de les confiner et de les
réorganiser en harmonie avec l’homme, la nature et l’environnement.
Ces « lieux » sont limités par des « confins ». La manière de traiter
ceux-ci peut se traduire par une palette sans limite, allant du plus
subtil à l’occlusion la plus totale. C’est une question de perméabilité
à la proximité, à la lumière, au bruit, à la chaleur, au intempéries, à
l’intrusion, à la vue et a bien d’autres paramètres.
Certain confins peuvent être très subtils, tels une différence
d’atmosphère, de tonalités ou de lumière. Mais très souvent, ses repères
se traduisent sous forme de matière. Ici encore, la variété est sans
limite. Chaque matière a ses caractéristiques émotionnelles, physiques,
chimiques et photométriques propre. L’Architecte est là pour choisir,
avec le plus de rigueur et de subtilité, celle qui correspondra le mieux
à son rôle.
Il s’agit aussi de donner au « lieu » une enveloppe limpide et
compréhensible au premier coup d’œil, d’effacer toute perturbation
visuelle, souvent d’ordre technique pour aller à l’essentiel.
Boucquillon porte aussi une attention toute particulière aux gestes «
suggestifs », souvent d’ordre déconstructiviste et vecteurs de
communication. Tous les moyens sont alors mis en œuvre afin de faire
passer un message, une histoire, ou simplement une émotion.
La philosophie de l’architecte doit rester omniprésente tout au long
de l’élaboration du projet et ne peut céder qu’aux pressions qui
nourrissent la qualité du projet.
DESIGN - La Philosophie
« Le Design est un geste qui rend celui du
consommateur plus agréable » M.B. 1993
Je conçois
les objets comme un prolongement ou un complément de l’homme, de son corps, de
son esprit et de son inconscient. L’homme est complexe, il est fait d’une part
de rigueur, une part de sensualité, de spontanéité, de sexualité, de fragilité…
chacune de ces facettes est plus ou moins présente en chacun de nous à un moment
donné et dans une situation donnée. Il faut que l’objet soit en pleine harmonie
avec son état d’esprit au moment de l’usage ou mieux encore qu’il guide
positivement son attitude.
Je ne suis capable que d’imaginer des projets qui me ressemblent. Je
suis à la fois très cartésien –peut être du à mes origines germaniques-
et suis à la fois grand amateur de la poésie formelle –peut-être du à
mes origines latines- . Mon travail se situe précisément à cheval sur
ces deux tendances. Je crois que la diversité fait grandir. Je me sens
tout autant allemand que français, belge qu’italien. J’essaye de me
nourrir du meilleur de toutes ces cultures en faisant une synthèse
harmonieuse avec ce que je suis au plus profond de moi. Mon approche au
design est exactement la même, j’essaye de donner une réponse simple et
équilibrée en me nourrissant de la diversité des intervenants :
philosophiques, éthiques, techniques ou environnementaux.
Eveiller et séduire l’inconscient du consommateur est sans doute le
rôle le plus subtil et plus noble du designer. Il s’agit de donner à la
matière une âme, une identité thématique que l’inconscient doit capter
sans effort, sans pour autant pouvoir l’expliquer.
L’objet devient suggestif. Pour éviter de devenir ennuyeux, l’objet doit
pouvoir suggérer une histoire ou susciter l’émotion. La matière véhicule
alors un discours plus ou moins élaboré, dont le thème est fonction des
convictions de leur auteur. Lorsque la matière devient objet industriel,
les arguments mis en avant doivent être davantage fluides et
convaincants.
Les intérêts comme les risques sont considérables. Ceci dit, la
discipline la plus périlleuse pour un designer est d’anticiper sur
l’inconscient collectif. Ce fil rouge qui évolue sans cesse au gré des
expériences de la société. Pour lui offrir la plus juste réponse à ses
besoins qu’elle parvient rarement à comprendre elle-même.
Un produit de design est toujours le fruit du croisement de la
philosophie de la firme avec celle du designer à un moment donné. Chaque
projet est une interprétation sous forme graphique de cette philosophie
dans un cadre donné. Elle est la colonne vertébrale de ma pensée, le fil
rouge de mon esprit. Ce type d’approche, centrée sur un thème fort,
juste et parfaitement interprété conceptuellement, est pour moi
l’essence même d’un projet de qualité. |